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La loi de 1996 s'applique t'elle à la copropriété
horizontale ?
L'alinéa 2 de l'article ii de la loi
de 1965 dispose qu'à défaut de convention contraire créant
une organisation différente, la loi est applicable aux ensembles
immobiliers qui, outre des terrains, des aménagements et des services
communs, comportent des parcelles, bâties ou non, faisant l'objet
de droits de propriété privatifs.
Dès lors, la vente de tout bien dépendant d'une copropriété
horizontale, au sens qu'a donné à cette notion la loi en
question, sera soumis aux règles fixées par son article
46. Il faut entendre par bien, tout bien bâti.
Existe-t'il des contrats exclus du champ d'application
de la loi Carrez ?
Le législateur a choisi de fixer, de façon
non équivoque, les contrats concernés par le texte.
" Toute promesse unilatérale de vente ou d'achat, tout contrat
réalisant ou constatant la vente d'un lot... ". Seuls les
contrats ainsi visés entrent dans le champ d'application de la
loi.
Le notaire doit-il vérifier ou faire vérifier
la superficie indiquée par le vendeur ?
La loi de 1996 n'édicte, quant au contenu des actes, qu'une obligation
nouvelle : mentionner la superficie du lot vendu. Le cédant peut
donc se contenter de déclarer qu'elle est, à sa connaissance,
la contenance du bien cédé, et le contrat devra faire mention
de cette déclaration.
On pourrait penser que l'information des parties se trouve suffisamment
assurée, tant en ce qui concerne les risques du vendeur, par la
communication qui doit être faite par le notaire, que du contenu
de la loi de 1996 et de son décret d'application, selon les modalités
fixées par ce dernier.
C'est possible, mais la sévérité dont les cours et
tribunaux font preuve à l'égard des notaires, conduit à
informer spécialement le vendeur de l'étendue du risque
qu'il encourt en ne prenant pas le soin de faire appel à un professionnel
qualifié dont il pourrait mettre la responsabilité en jeu,
en cas d'erreur se traduisant finalement par une réduction du prix
de vente.
Quel est le délai pour intenter l'action en
nullité ?
Un mois à compter de la signature de l'acte de vente.
Les combles et greniers, clos et couverts, même s'ils
ne sont pas aménagés, d'une hauteur supérieure à
1,80 mètres, doivent-ils être pris en compte pour le calcul
de la superficie ?
Cette question appelle une réponse affirmative.
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